27 janvier 2017

La valse des civilisations selon Hegel

Pour Hegel, la marche des civilisations n'est pas un processus linéaire, mais plutôt un mouvement de balancier entre thèse et antithèse, jusqu'à ce que soit atteint un juste équilibre: la synthèse.

C'est ce que résume ce fascinant vidéo de la chaîne School of Life:



N'est-ce pas là ce qui se passe aux USA et au Royaume-Uni avec Trump et le Brexit? Après être allée trop loin à gauche, la machine vire à droite?

Les obsessions gauchistes de mouvements multiculturalistes racistes, féministes et sexistes mènent à l'élection d'un candidat de droite qui balaie ces idées du revers de la main?

Les lubies de mondialisation outrancière, de chute des frontières, de dilution des identités nationales et d'immigration massive mènent à un vote protectionniste et identitaire au référendum sur le Brexit?

Thèse, antithèse.

Je dois dire que, à mon humble avis, ceci résume très bien la dynamique qui existe non pas seulement à l'échelle des civilisations, mais également beaucoup plus près de nous.

C'est ce que j'ai vu dans le domaine de l'éducation primaire, par exemple, dans ses tiraillements entre l'autoritarisme conservateur et des tendances plus libertaires et progressistes. Le balancier oscille de l'un à l'autre.

Je dirais même que, à un niveau encore plus intime, c'est un peu le modèle qu'ont suivi plusieurs de mes propres raisonnements, que ce soit à propos de la religion, du féminisme ou de mes idées politique.

Il y a quelque chose d'encourageant et de rassurant lorsqu'on pense que le résultat de ce processus est la découverte d'un éventuel équilibre, un consensus raisonnable qui permet de continuer à aller de l'avant tout en assurant un équilibre entre les extrémismes.



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