10 janvier 2017

Lisée fait la sourde oreille

La stratégie du nouveau chef du PQ ne semble pas porter fruit.

Ce dernier affirme qu'il ne tiendra pas de référendum dans un premier mandat. Comme je l'écrivais ici, j'espérais que sa stratégie fonctionne, tout en demeurant très sceptique.

C'est malheureusement mon scepticisme qui semble se confirmer depuis:
Les souverainistes quittent le PQ?

La tendance semble se concrétiser dans ce sondage:

Constatée par CROP en novembre, la chute du Parti québécois dans les intentions de vote se confirme. L'enquête de décembre montre que le PQ a perdu cinq points dans les intentions de vote depuis l'arrivée en selle de Jean-François Lisée.

Le PQ avait 30% des intentions de vote en octobre, selon un coup de sonde réalisé tout de suite après l'arrivée du nouveau chef. Il avait glissé de six points, à 24%, en novembre, une baisse qui se confirme - il a remonté d'un point en décembre, à 25%. Alain Giguère, président de CROP, souligne que la baisse du PQ qu'il avait décelée en novembre est toujours là. Ses résultats avaient été contestés par des chroniqueurs, «là on voit que cela se maintient». «Il y a une baisse réelle, et elle vient de souverainistes déçus qu'on ait reporté le référendum», selon le sondeur. Le PQ avait 73% du vote souverainiste en octobre, il en conservait 57% en novembre et en récolte 61 % en décembre.

Mais M. Lisée refuse toujours d'entendre le message:

Pas de référendum sur la souveraineté avant 2022. Jean-François Lisée passe de la parole aux actes et s’attaque à l’article 1 du programme du Parti québécois.

(...) «On a donné notre parole qu’il n’y aurait pas de référendum (avant 2022), il n’y en aura pas, insiste Jean-François Lisée. La parole donnée, on doit la respecter et on ne doit donner aucune prise à l’adversaire».

(...) Le premier mandat d’un gouvernement Lisée «sera consacré à redonner au Québec un élan économique», mais aussi à la rédaction d’une constitution interne.

Le chef péquiste assure qu’il n’est pas question de s’en servir pour faire la promotion de la souveraineté. «C’est la constitution de la province de Québec (...) qui doit dire ce que nous sommes sans s’enfarger dans le clivage indépendantiste-fédéraliste».

J'aimerais vraiment avoir tort dans ce cas-ci, mais si ça continue comme ça, la suite des choses risque de me donner raison.

Après Marois et son "Y'en n'aura pas de référendum"... après Lisée et son "Pas de référendum avant 2022"... s'ils perdent les prochaines élections, les péquistes finiront-ils par comprendre le message? Finiront-ils par arrêter d'avoir honte de leur propre raison d'être? Ou poursuivront-ils leur oeuvre suicidaire?



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