10 janvier 2017

"Tu parles aucunement français, t'as pas le droit!"

Il n'y a pas que dans les rangs de l'armée canadienne que les francophones sont forcés d'utiliser l'anglais. C'est également le cas au sein des équipes de hockey:

(...) Lorsque l'animateur lui a demandé s'il était plus difficile pour un Québécois francophone d'évoluer dans un milieu anglophone, Gauthier a répondu sans faux-fuyant. Son ton était serein, mais ses mots traduisaient une vérité brutale.

«C'est pas facile parce que là-bas, t'as droit à aucun français, a expliqué Gauthier. Tu parles aucunement français, t'as pas le droit, vu que [pour] tout le monde, la langue première, c'est l'anglais là-bas. À un moment donné, t'essaies de parler en français avec tes chums, mais tu peux pas. Alors c'est un peu dur de s'adapter. Ce n'est pas fatigant à la longue, mais faut s'habituer dans un court laps de temps. »

(...) on ne se souvient pas de la dernière fois où la représentation francophone au sein de l'équipe nationale junior a été aussi forte : sept joueurs (six Québécois et un Néo-Brunswickois) s'exprimaient en français, en plus de l'entraîneur-chef et de Joël Bouchard, principal gestionnaire de l'équipe.

On aurait pu demander aux joueurs et aux membres du personnel unilingues anglophones de s'adapter un tant soit peu à cette réalité, de faire eux aussi un effort pour comprendre leurs camarades francophones. Peine perdue. Encore une fois, ce fut aux francophones de s'ajuster, de faire un effort de plus.

(...) Si Hockey Canada donnait au français la place qui lui revient, cette situation serait peut-être moins troublante. Mais ce n'est pas le cas. Ainsi, la récente conférence de presse annonçant la nomination de Scott Smith au poste de président en remplacement de Tom Renney s'est déroulée uniquement en anglais, comme mon collègue Gabriel Béland l'a noté dans La Presse.

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