22 janvier 2017

Vous souvenez-vous de la vie avant l'Internet?


Les gens qui sont nés avant 1985, dont je suis,  sont la dernière génération qui a connu la vie avant l'Internet. Ils sont les seuls à comprendre à quel point l'impact de cette nouvelle technologie a été colossal.

En ce qui me concerne, j'avoue entretenir une relation amour-haine avec le net.

Dans la colonne des effets positifs, il y a évidemment ce blogue que j'adore nourrir et qui m'a redonné le goût de l'écriture. Il y a l'accès rapide et facile aux nouvelles qui m'intéressent vraiment: science, philosophie, arts, politique, etc. Ceci me permet de rester informé sans jamais regarder les insipides nouvelles à la télé (pour mon plus grand plaisir, je ne serais même pas capable de vous nommer un seul joueur du club de hockey Canadiens). J'ai également accès à des points de vue variés sur toutes sortes de sujets, ce qui me permet d'échapper à l'insidieux biais idéologique des médias. J'aime aussi cette possibilité de garder contact avec mes anciens élèves et de savoir ce qu'ils deviennent.

Dans la colonne des effets négatifs, je regarde avec méfiance les gens plus jeunes que moi qui semblent désespérément accros à cette technologie qui ne les quitte plus. Ils ont les yeux constamment rivés sur leurs appareils et ne semblent même plus voir le monde qui les entoure. L'autre jour au resto, j'ai vu un adorable jeune couple qui ne s'est pas adressé la parole du souper. Ils ont passé toute la soirée les yeux rivés sur leur téléphone respectif. Troublant et terrifiant. C'est pour cela que je n'ai pas de téléphone cellulaire et pas de compte Twitter... je veux être complètement déconnecté la vaste majorité du temps.

Le sujet est fascinant et il a inspiré un livre dont il est question dans cet article, en voici quelques extraits:

(...) Instead of a broad investigation into the effects of constant connectivity on human behaviour, Harris looks at a very specific demographic: people born before 1985, or the very opposite of the “millennial” demographic coveted by advertisers and targeted by new media outlets.

These people, says Harris, are the last of a dying breed. “If you were born before 1985, then you know what life is like both with the internet and without. You are making the pilgrimage from Before to After,” he writes. 

(...) Being in this situation puts us in a privileged position.”If we’re the last people in history to know life before the internet, we are also the only ones who will ever speak, as it were, both languages. We are the only fluent translators of Before and After.

(...) “So it’s like if a tweet gets retweeted a couple of hundred times, that must mean that my thoughts are worthy. If my Facebook photo is ‘liked,’ that must mean I am good looking. One of the things that concerns me about a media diet that is overly online, is that we lose the ability to decide for ourselves what we think about who we are.”

(...) “When you wake up, you have this gift of a blank brain. You could fill it with anything. But for most of us, we have this kind of panic. Instead of wondering what should I do, we wonder what did I miss. It’s almost like our unconsciousness is a kind of failure and we can’t believe we’ve been offline for eight hours,” he says. It is habits like this that are insidious, not the internet itself. It is a personal thing.



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