14 mars 2017

Adam Thom et le Doric Club

Proulx nous rappelle l'histoire d'un Club ancré dans les origines de cette haine des francophones du Québec, le Doric Club:

En 1836, un avocat de bonne famille, originaire d’Écosse, Adam Thom (...) fonde à Montréal une organisation paramilitaire monar­chiste anticanadienne dans le but de patrouil­ler dans les rues et d’intimider les francophones: le Doric Club. Ce «club» va bientôt se dissoudre: l’armée recrutera alors ses membres, qui, de paramilitaires, deviendront militaires tout court, pour tuer du vilain Canadien pendant les rébellions de 1837-1838.

(...) Aussitôt débarqué du bateau, cet immigrant a été pris d’une fièvre irrépressible d’imposer la culture du domi­nant et, surtout, de dénigrer celle de la majori­té qui l’accueille.

Et ce n’est pas tout: une fois les Patriotes matés et pendus, Adam Thom rentre en Angleterre, où il aide Lord Durham à pondre le rapport qui porte son nom et qui préconise notre disparition par l’assimilation. 

(...) Malheureusement, l’Angleterre n’envoie à Montréal que des monarchistes forcenés et c’est bizarrement encore plus vrai lorsqu’ils viennent d’Irlande, d’Écosse ou du pays de Galles, ces colonies britanniques qui ont presque perdu leurs langues à force d’être occu­pées et dominées par les Anglais. Loin de se reconnaître dans les vaincus que nous étions, les vaincus irlan­dais ou écossais préféraient se joindre aux plus forts, à la Couronne, contre nous... 

(...) La Couronne britannique n’a aucun mal à comprendre que l’immigrant a un penchant presque irrésistible pour le pouvoir établi et elle s’en sert allègrement. Ainsi voit-on aujourd’hui des quartiers entiers de Montréal voter à 100 % ou presque pour les partis du statu quo, ouvertement hostiles aux besoins nationaux élémentaires du Québec, que sont le Parti libéral du Canada et le Parti libéral du Québec. 



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