10 mars 2017

Steven Weinberg

2 commentaires:

Nounours a dit…

Le problème avec cet argument c'est que sans une source divine (objectif absolue) quelconque le concept même du bien et du mal est subjectif.

Pour les Chrétiens, Dieu est déterminant de la moralité. Il défini ce qui est bien et ce qui est mal et ces définitions se retrouvent dans la Bible.

Notre société occidentale a été fondée sur les principes moraux extraits de la tradition Chrétienne mais elle est profondément laïque. Ce qui fait que la perception occidentale de ce qui est bien et ce qui est mal est différente de la perception orientale du bien et du mal, puisqu'elle vient des religions orientales.

Prenez par exemple la place de la femme dans la société, en occident les femmes sont égales aux hommes en tout points socialement et légalement, ce qui n'est pas le cas dans les pays du moyen orient, l'Inde, plusieurs pays d'Afrique etc.
De notre perspective nous avons raison et ils ont tort, nous faisons le bien et ils font le mal. Le problème est que de leur perspective l'inverse est vrai.

Or qui a raison objectivement?

Si il n'y a pas de source objective ayant déterminé une définition absolue de bien et de mal le concept même du bien et du mal sont subjectifs, ce qui les amène à être déterminés par la loi du plus fort.

Donc la seule façon d'avoir raison est d'avoir la capacité de forcer les autres à se soumettre à notre définition; soit sur un plan social avec la pression populaire, soit sur un plan législatif avec la force des lois et des conséquences légales applicables si on les enfreint, soit sur un plan militaire par la conquête. Donc le bien d'hier peut être le mal d'aujourd'hui et le mal d'aujourd'hui peut être le bien de demain.

Par contre, si on a une source objective pour déterminer le bien et le mal de façon absolue nous avons une ligne directrice qui est vraie autant hier qu'aujourd'hui et demain.

Donc pour résumer mon point, sans religion il n'y a pas de bien ni de mal, il n'y a que l'opinion de l'un et l'opinion de l'autre, tout ce qui les différencie c'est lequel des deux a la force nécessaire pour faire plier l'autre à sa volonté.

Prof Solitaire a dit…

Merci de votre commentaire. C'est un argument que j'ai souvent rencontré. Je vais y répondre dans un billet lorsque je trouverai un peu de temps libre, merci de votre patience.