5 mars 2017

Une "culture du suicide"

J'adore Sophie Durocher et je pense vraiment que, malgré sa brièveté, ceci est l'un de ses meilleurs papiers:

Cette semaine, c'est la Semaine de la prévention du suicide.

Les chiffres sont effarants. Déroutants. Inquiétants.

Le taux de suicide chez les hommes est de 20,2 pour 100 000 personnes.

Le taux de suicide chez les femmes est  de 6,7 pour 100 000 personnes.

Trois fois plus élevé chez les hommes que chez les femmes.

Pourtant, entendez-vous parler de la "culture du suicide" ? Entendez-vous parler de « pandémie » ? Entendez-vous réclamer une Commission d’enquête sur la détresse des hommes, pour comprendre pourquoi ils sont trois fois plus nombreux que les femmes à mettre fin à leurs jours ?

Non.

Je vous ai souvent parlé du film The Red Pill, sur les groupes de défense des droits des hommes (Men’s rights activists). Dans ce film la réalisatrice revient souvent sur le taux de suicide des hommes en se demandant pourquoi il n’y a pas plus de ressources allouées à la souffrance des hommes.

Or, dans  deux textes publiés cette semaine dans les médias québécois, des féministes dénigrent The Red Pill. Pas scientifique, pas crédible, pas basé sur des statistiques vérifiables, démagogique, manipulateur.

Pourtant, Cassie Jaye et les gens qu’elle interviewe ne disent pas « Il faut arrêter de subventionner les groupes de femmes ». Ils disent : "Pourquoi ne subventionne-t-on pas autant les groupes d’aide aux hommes que les groupes d’aide aux femmes? »

Ce qui me confirme dans mon impression : si les femmes étaient trois fois plus nombreuses que les hommes à se suicider, ces mêmes féministes pousseraient les hauts cris et se demanderaient pourquoi on n’accorde pas plus d’importance à la souffrance et la détresse des femmes...



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