27 mai 2017

Mon syndicat s'attaque aux VRAIS problèmes!

Si vous me demandiez quel est le plus gros problème du système d'éducation actuellement, je vous répondrais sans hésiter que c'est le dossier des garçons.

Ils réussissent moins bien que les filles. Ils sont davantage gavés de médicaments que les filles. Ils décrochent plus que les filles. Ils sont presque devenus une espèce en voie d'extinction dans la plupart des facultés universitaires. J'en passe et des meilleures.

Cette situation catastrophique sautera aux yeux de n'importe quelle personne qui se donne la peine de regarder.

Ben... pas exactement. Je devrais spécifier que cela sautera aux yeux de n'importe quelle personne qui n'est pas atteinte de cette maladie mentale qu'on appelle le féminisme.

Car malheureusement, les gens qui sont atteints de cette terrible maladie sont complètement incapables de discerner les enjeux qui touchent les hommes et les garçons. Ils ne perçoivent tout simplement pas ces problèmes-là. Seules les filles sont précieuses et importantes. Tant que les filles vont bien, tout va bien.

C'est certainement le cas de mon syndicat.

Ainsi, dans la dernière édition de ma merveilleuse publication syndicale "Nouvelles CSQ" (volume 37, No. 4, été 2017), on a droit à ce merveilleux article qui s'attaque au VRAI problème de notre système d'éducation: LES STÉRÉOTYPES SEXISTES!


En grand épais idéaliste que je suis, lorsque j'ai lu le sous-titre de cet article et que j'y ai vu le mot "garçons", j'ai cru pendant une fraction de seconde que ceci ne serait peut-être pas de la merde. Je me suis dit que pour une fois, on s'intéresserait peut-être aussi au sort des garçons.

Immédiatement après, j'ai su que mes espoirs étaient vains et que j'étais un grand naïf idiot.

La première auteure, Diane Courchesne, est la vénérable responsable du Réseau de la Condition des Femmes de la CSQ. La deuxième auteure, Julie Rouleau, est la très honorable responsable des Dossiers Rapports Égalitaires au Secrétariat à la Condition Féminine.

Vous croyez vraiment que ces deux grandes féministes vont s'intéresser une seule petite seconde à la catastrophe nationale qui affecte tant de garçons présentement? Ha!


C'est simple, pour nos valeureuses auteures féministes, les stéréotypes sexistes sont responsables de tous les maux.

Ben, de tous les maux qui affectent les femmes. Ce qui affecte les hommes, ça, elles s'en crissent.

Ainsi, elles affirment que les stéréotypes sexistes ont un impact sur la réussite scolaire. Là-dessus, elles ont parfaitement raison. Toutefois, contrairement à ce qu'elles croient, l'impact est surtout ressenti par les garçons:

Bienvenue à l'école féministe
Les notes des garçons
La discrimination envers les garçons
La guerre aux garçons
Discrimination des élèves masculins
Les enseignantes évaluent-elles injustement les garçons?
“Girls are Smart, Boys are Stupid”
L'école hostile aux garçons

Le temps est peut-être venu d'affirmer que si le système d'éducation féministe ne nourrissait pas de si puissants stéréotypes sexistes à l'égard des garçons, si on cessait de voir les petits garçons comme des êtres humains défectueux et si on cessait la discrimination persistante qu'ils subissent depuis leur plus jeune âge, peut-être que cela aurait des impacts positifs sur leur réussite scolaire.

Mais ne vous en faites pas trop, la réussite scolaire des garçons n'intéresse pas du tout nos deux auteures féministes.

Elles affirment ensuite que les stéréotypes sexistes ont un impact sur le choix de carrière. Évidemment, lorsqu'on connaît les discours et les lubies féministes, on sait de quoi elles parlent ici.

Pour les féministes, le fait que les hommes soient majoritaires dans certaines professions est le résultat des maudits stéréotypes misogynes du patriarcat!

Moins de femmes dans la construction? C'est la faute des stéréotypes et du sexisme!

Moins de femmes mécaniciennes? C'est la faute des stéréotypes et du sexisme!

Moins de femmes en science, en technologie et en ingénierie? C'est la faute des stéréotypes et du sexisme!

Moins de femmes en politique? C'est la faute des stéréotypes et du sexisme!

Or, ne leur en déplaise, c'est de la foutaise. La réalité, c'est que les femmes et les hommes ont des intérêts différents. Généralement, les deux sexes ne s'intéressent tout simplement pas aux mêmes carrières. Ce n'est pas principalement une question de stéréotypes sexistes, c'est simplement une question de préférence.

Les hommes ne sont pas des femmes et les femmes ne sont pas des hommes. On peut être égaux sans être pareils, qu'y a-t-il de si difficile à comprendre là-dedans?

Sur ce blogue, j'ai récemment partagé un fascinant documentaire sur cette question, je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessous pour le voir, il vaut vraiment la peine:

"Hjernevask" (Brainwash)

Les auteures affirment ensuite que les stéréotypes sexistes ont un impact sur l'appréciation de l'image corporelle.

Cet enjeu est un problème sérieux qui est relié à l'estime de soi. Cette dernière est probablement l'élément le plus fondamental et le plus essentiel à l'épanouissement des enfants. De nombreux facteurs ont un impact sur l'estime de soi d'un enfant et il est vrai que dans le cas des filles, certains stéréotypes peuvent être toxiques.

Certaines petites filles et adolescentes souffrent-elles d'une mauvaise estime d'elles-mêmes à cause des images de poupounes sexy qui sont véhiculées dans les médias? Bien sûr et il faut aborder ce problème avec les jeunes, ce que je fais moi-même depuis de nombreuses années (comme en atteste ce billet que j'ai publié en 2008 ou celui-ci en 2012). Il faut encourager les filles à ne pas être obsédées par leur apparence et à valoriser des aspects de leur identité qui sont moins superficiels.

Cela étant dit, on remarque bien que nos deux auteures féministes ne s'intéressent qu'à l'aspect féminin du problème, comme d'habitude.

La réalité, c'est que de nombreux stéréotypes sexistes et misandres ont des effets dévastateurs sur les garçons et anéantissent leur estime d'eux-même, mais pas nécessairement en affectant leur "image corporelle".

Les garçons et les hommes souffrent de se faire dire qu'ils doivent être des gros durs qui ne peuvent jamais exprimer la moindre émotion. Mais ça, les féministes s'en balancent.

Ils souffrent de se faire dire qu'ils sont des cons et des perdants. Mais ça, les féministes s'en moquent.

Les garçons et les hommes souffrent de se faire dire qu'ils sont violents, qu'ils sont tous des violeurs potentiels et des prédateurs dangereux. Et ce stéréotype-là, les féministes l'adorent et le crient sur tous les toits, sans la moindre considération pour les impacts que cela peut avoir sur l'estime de soi des petits garçons:

Enseignons aux petits garçons à ne pas violer!


Les impacts de ces stéréotypes-là sont beaucoup plus dévastateurs qu'une simple mauvaise perception de l'image corporelle. Mais ça, les féministes s'en câlissent.

Nos deux valeureuses auteures féministes affirment ensuite que les stéréotypes sexistes sont responsables "du partage des tâches à la maison". Cette obsession féministe est bien connue. Car, voyez-vous, les féministes considèrent que les femmes sont trop connes pour négocier elles-mêmes ce genre de chose avec leur conjoint. Elles ont besoin que les féministes viennent à leur secours, qu'elles viennent s'immiscer dans leur vie privée pour leur dire ce que devrait être le partage des tâches dans leur maison!

Toutes les tâches traditionnellement associées aux femmes (et seulement celles-là) doivent être partagées! Les hommes doivent faire la vaisselle, préparer les repas, faire le ménage, changer les couches et faire la lessive! Les femmes qui ne partagent pas ses tâches avec leur conjoint sont opprimées et victimes du patriarcat et on va leur enseigner ça à l'école, dès la tendre enfance! Il faut leur faire comprendre le plus tôt possible qu'elles sont opprimées et que les maudits hommes sont des esclavagistes! Fuck les relations harmonieuses entre les sexes, on est en guerre et il faut recruter des nouvelles guerrières!


Il y a un fond de vérité là-dedans, c'est le détournement féministe qui est le problème.

Premièrement, le seul stéréotype qui est cité par les auteurs en est un qui affecte les filles. Ce n'est pas un hasard. Les féministes ne s'intéressent qu'à ceux-là. Les stéréotypes sexistes qui affectent les garçons ne les intéressent pas du tout. Certaines iront même jusqu'à affirmer qu'ils n'existent pas! Seules les filles peuvent êtres des victimes, c'est bien connu!

Deuxièmement, c'est vrai que certains stéréotypes ont des effets dévastateurs sur les enfants. J'ai bien connu ça quand j'étais ti-cul dans les années 70. Au grand désespoir de mes parents, je n'aimais pas les sports. Je n'avais aucun intérêt pour les sports. On m'a inscrit au hockey, au soccer, au baseball, rien à faire. Je pleurais pour ne pas y aller. Moi, ce qui m'intéressait, c'était la BD, le dessin, les arts, la musique, etc. Alors j'étais décrit comme une mauviette, une femmelette, un fif... probablement une tapette. Je me suis fait insulter, rejeter, ridiculiser et même battre à cause de ça. Je ne peux pas vous exprimer les effets dévastateurs que ces préjugés de merde ont eu sur mon estime de moi-même et mon développement.

Alors oui, bien sûr, certains stéréotypes sont toxiques. Et il est également vrai qu'il faut arrêter de perpétuer des mythes stupides qui commencent par "Tous les garçons aiment..." ou "Toutes les filles aiment..." Il faut le faire pour des enfants comme celui que j'étais et qui n'ont pas à souffrir comme j'ai souffert simplement parce qu'ils ne sont pas comme les autres ou parce qu'ils ne sont pas comme ce qu'on voudrait qu'ils soient.

Mais cela étant dit, les féministes vont beaucoup trop loin et on le verra bien dans la suite de l'article. La solution qu'elles vont proposer est de carrément bannir toutes les activités "genrées". C'est du délire.

Non, je n'aime pas le hockey, mais la plupart des p'tits gars adorent ça et je ne voudrais pas qu'il soit banni des écoles!

Non, toutes les petites filles n'aiment pas les poupées, mais le fait qu'une minorité de fillettes ne s'y intéresse pas ne signifie pas qu'il faille bannir les poupées des garderies et des classes de maternelle!

Il est tout à fait possible de respecter les enfants dans ce qu'ils sont, de respecter leurs intérêts et leurs passions et de se débarrasser des stéréotypes sexistes sans tomber dans l'extrémisme et se mettre à bannir tous les jouets ou les passe-temps qu'on juge "sexués"! J'y reviendrai plus bas.


Premièrement, les auteures féministes de ce texte affirment que "LES ÉTUDES LE DÉMONTRENT". Or, lorsqu'on regarde la référence en bas de page, on constate qu'il ne s'agit en fait que D'UNE étude:


Mais bon, rien d'étonnant ici, les féministes sont davantage reconnues pour leur fanatisme idéologique que pour leur intégrité intellectuelle.

Ce que les féministes refusent de voir, c'est que les garçons et les filles sont différents. Ils ont des intérêts différents et cela fait partie de leur identité. C'est tout simplement la nature humaine. Et c'est correct ainsi.

Plusieurs études le démontrent, mais celles-là, les féministes ne veulent pas les voir:

C'est inné...

Infants prefer toys typed to their gender, says study

Hormones Explain Why Girls Like Dolls & Boys Like Trucks


Bref, câlissez donc patience aux enfants et laissez-les jouer avec ce qui les intéresse! Donnez-leur accès à une vaste variété de jouet et laissez-les choisir! M'semble que ce n'est pas compliqué!

Apparemment, c'est trop compliqué pour les féministes:


Non, non, non! Mais elles ne comprennent absolument RIEN ces harpies, ma parole!

1- NE CHOISISSEZ PAS DES THÈMES D'ACTIVITÉS ASEXUÉS! Choisissez des thèmes diversifiés et laissez les enfants choisir ce qui les intéresse, indépendamment de leur sexe, mais pleinement conscients que certains thèmes vont plaire davantage aux filles et que d'autres vont surtout intéresser des gars! CE N'EST PAS GRAVE!

2- Ne pas séparer les aires de jeux selon les sexes? Ça, ok, j'veux bien... mais les chance sont que les p'tits gars vont aller jouer d'un côté et les filles de l'autre de toute façon. CE N'EST PAS GRAVE!

3- N'ENCOURAGEZ PAS LES ENFANTS À CHOISIR DES JOUETS NON ASSOCIÉS À LEUR SEXE! Et ne les encouragez pas à choisir des jouets traditionnellement associés à leur sexe non plus! CÂLISSEZ-LEUR PATIENCE! Laissez-les jouer avec ce qu'ils ont envie de jouer! Assurez-vous qu'une grande variété de jouets sont à leur disposition et fichez-leur la paix!

Arrêtez de jouer à l'ingénierie sociale avec les enfants! Arrêtez de faire sentir aux enfants que leurs préférences sont malsaines ou mauvaises! LAISSEZ-LES JOUER TRANQUILLES TABARNAK!


Le primaire, j'y enseigne depuis 20 ans. Là, elles sont sur mon territoire ces deux-là.

1- Encourager les élèves de façon égale? Je suppose que ces deux féministes croient que les filles sont moins encouragées que les garçons? Si c'est le cas, elles se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude! Je l'ai observé à de multiples reprises, je peux affirmer sans la moindre hésitation que les filles sont systématiquement davantage encouragées et généralement mieux traitées que les garçons. Les exemples abondent et j'en ai parlé sur ce blogue dans de nombreux billets.

Les enseignantes crient après les petits gars, rarement après les petites filles. Les enseignantes foutent les p'tits gars à la porte de la classe plus souvent que les petites filles. Elles leur arrachent les casquettes de la tête mais laissent les filles porter ce qu'elles veulent. Les enseignantes sont beaucoup moins tolérantes des spécificités des garçons que de celles des filles. Les enseignantes décrivent habituellement les petits gars comme des casse-pieds indisciplinés et impolis qui ne tiennent pas en place et les petites filles comme des jolis petits anges mignons et dociles. Comme le prouvent les liens que j'ai partagés plus haut dans ce billet, plusieurs études démontrent que les enseignantes donnent systématiquement des notes plus basses aux garçons même quand leur travail est meilleur. Mon blogue déborde d'exemples!

2- Pas de problème avec cette proposition, évidemment, mais ce n'est pas ce que les auteures proposaient dans l'extrait précédent. Elles parlaient alors d'encourager les enfants à jouer avec des jouets associés au sexe opposé. Auraient-elles mis de l'eau dans leur vin en plein milieu de la rédaction de leur article? Peu importe, je prendrai toujours la tolérance de l'autre avant l'imposition autoritaire...

3- Il faut toujours favoriser l'estime de soi et l'acceptation de soi et des autres lorsqu'on travaille avec des enfants. Cela ne se limite pas aux stéréotypes sexistes. Et si les auteures croient que ceci n'affecte que les filles, elles sont encore une fois dans le champ.


1- Beaucoup trop extrême. Pourquoi ne faudrait-il plus complimenter les élèves sur leur apparence? C'est ridicule! Si un élève a une nouvelle coiffure, il ne faut pas le complimenter? On a ici un autre bel exemple de la pensée manichéenne féministe. Le problème n'est pas de complimenter l'apparence des élèves, mais il ne faut pas complimenter QUE ÇA!

2- Je ne m'opposerai jamais à l'enseignement de la pensée critique, mais on devine ici que l'objectif est moins ça que l'endoctrinement féministe. On veut que les jeunes arrivent à la conclusion qu'ils vivent dans une société patriarcale sexiste, raciste et misogyne. C'est ça la réalité. Quand on enseigne la pensée critique, on ne peut pas déterminer à l'avance à quelle conclusion le jeune va parvenir!

La réalité, c'est qu'il y a des gens vraiment beaux et des gens vraiment laids. La majorité de la population se situe entre ces deux extrêmes. C'est plate, c'est pas juste, mais c'est comme ça. Il faut amener les jeunes à être moins superficiels et à comprendre que l'apparence physique n'est pas l'ultime critère pour juger de la valeur d'un être humain. Mais cela ne signifie pas qu'il faille nier que la beauté existe. Nier la réalité, c'est le propre des idéologues et des fanatiques.

3- Le respect des gens, oui. Les respect des idées des autres, ABSOLUMENT PAS. Bannir l'humour qui offusque, JAMAIS! Il faut enseigner le respect de la LIBERTÉ D'EXPRESSION, il faut enseigner le débat franc et honnête qui permet de débusquer et de dénoncer les mauvaises idées, il faut enseigner que personne n'a le droit d'empêcher quelqu'un de faire des blagues sous prétexte qu'elles nous offusquent. Les blagues "sexualisées" ne font pas exception. Tu n'es pas obligé de rire, tu peux exprimer ton désaccord, vous pouvez en débattre, mais tu laisses les autres s'exprimer, point final.

Mais encore une fois, on sait que les féministes ne sont pas des grandes défenseures de la liberté d'expression...


La deuxième adresse se termine par le nom de dossier "femmes". On voit bien où est le focus des féministes. J'irai peut-être visiter ces ressources éventuellement... pour l'instant, ma limite de stupidité est atteinte.

Et n'allez pas croire une seule seconde que cet article n'est qu'un cas isolé, un simple délire anecdotique écrit par deux timbrées marginales. Il n'en est rien. Cet article est parfaitement symptomatique de ce qui se passe actuellement en éducation. Ce sont des gens comme elles qui prennent les décisions et leur idéologie misandre souille tout. Les preuves abondent, voyez par vous-mêmes:

Prioriser les filles!?!

Syndicat féministe




"L’Ontario et la réussite des garçons"

De moins en moins de profs masculins



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