5 juin 2017

"Le Québec sera-t-il un jour un État égalitaire?"

Excellent texte de Jacques Vandersleyen et Lise Bilodeau:

On ne peut être que stupéfié lorsque l'on apprend la mésaventure de ce jeune étudiant tunisien faussement accusé d'agression sexuelle. Ce cas n'est pas unique en son genre et il semble que ce soit la norme au Québec. Même s'il est libéré de ces accusations, il n'en reste pas moins que pour l'opinion publique le doute subsistera.

Mais quelle est donc cette facilité dont bénéficient les accusatrices de faire arrêter n'importe qui sur de simples allégations? Nous pouvions penser que le Québec était un État de droit. Apparemment ce n'est pas le cas puisque certains, oserais-je dire certaines, bénéficient de l'impunité totale de la part du système judiciaire pour porter des accusations gratuites. Et elles ne seront jamais poursuivies pour avoir abusé des institutions judiciaires.

Victime moi-même de pareille mascarade, j'en ai payé le prix fort. Ce sont les raisons qui me poussent à dénoncer cette attitude indulgente du système judiciaire à l'égard des facilités offertes aux sycophantes des temps actuels. Jamais présumé innocent, avec un dossier criminel à charge, avant d'avoir pu faire une simple déclaration, le chemin de la prison est tout tracé pour le pseudo coupable. Sans l'ombre d'une preuve, si ce n'est un salmigondis hétéroclite de photos n'ayant aucun rapport, le prévenu est considéré par le «système» québécois comme coupable! Comme nous le témoigne le cas de M. Mohamed Mehdi Ghanmi qui, apparemment, n'aura lui non plus jamais été considéré comme innocent. Devons-nous considérer que l'on a coutume de fabriquer des faux et de s'en servir pour porter en Cour criminelle des allégations farfelues? Je croyais avoir fait le tour de la bêtise et de la mauvaise foi après avoir lu Kundera et Kafka, je m'aperçois qu'il n'en est rien.

D'où vient l'autorité qui permet à de simples policiers de considérer le conjoint comme coupable, de le traiter comme un criminel, alors qu'aucun doute n'est fait de la véracité des dires de l'autre partie? Ont-ils reçu ce pouvoir lors de leur formation en académie de police, ou est-ce une consigne émise de plus haut niveau? Dès lors, sur quel principe de droit est-elle fondée?

Heureusement pour ce jeune Tunisien, la justice aura admis l'inconsistance du dossier. Mais qu'en est-il de son établissement d'enseignement? Là aussi, force est de constater qu'il aura été durement sanctionné et que sa réhabilitation doit à présent faire l'objet de tout un processus.

La présomption d'innocence n'existe donc guère dans le jargon de l'UL. Sera-t-il réhabilité inconditionnellement? J'en doute, puisque dans mon cas, on me fait valoir l'existence d'un dossier criminel des années après que la GRC l'ait soi-disant effacé.

Ce que nous comprenons de tout cela est que si oui, le Québec est une société distincte ce doit être par la conception de son État de droit.



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