26 juillet 2017

Daniel Johnson a-t-il été assassiné?

Voilà une théorie très intrigante dont je n'avais jamais entendu parler avant aujourd'hui.

Extraits de l'article du journaliste Pierre Schneider:

(...) L’an prochain, en septembre, ce sera le 50e de la mort de celui qui a signé en 1966 le fameux livre écrit avec mon collègue Jean-Louis Laporte et intitulé "Égalité ou Indépendance". À noter que Laporte, journaliste à Radio-Canada à cette époque, m’avait alors confié que "là ou le FLQ a échoué, Daniel va réussir car il est plus rusé".

En septembre 1968, le premier ministre Johnson donne un point de presse à la bibliothèque de l’Assemblée nationale, la veille de son départ pour l’inauguration de la Manic. Tous les journalistes présents ont noté qu’il semblait en pleine forme. D’ailleurs, Radio-Canada possède un enregistrement de cette rencontre.

Puis, le lendemain, après avoir rencontré plusieurs personnalités, dont René Lévesque, le premier ministre se retire dans sa chambre où il consomme un dernier verre en compagnie d’une jeune dame prénommé Jacqueline "Jackie", une connaissance intime qui fréquentait à cette époque le Club Renaissance, lieu de rencontre des membres de l’Union nationale. J’ai son nom de famille.

Par la suite, cette dame, que j’ai rencontrée quelques mois plus tard, m’a confié en toute intimité et « off the record », parce qu’elle craignait pour sa vie, qu’après avoir bu ce dernier verre, elle a été malade comme jamais dans sa vie, croyant mourir sur place, tandis que Daniel Johnson agonisait à ses côtés. Elle m’a alors fait jurer de ne pas révéler son identité.

« Le lendemain matin, m’a-t-elle dit, la garde rapprochée de Daniel m’a rapidement évacuée de la Manic, en m’ordonnant de me taire à tout jamais sur les choses dont j’avais été témoin...à mes risques et périls »

Jeune journaliste, ce témoignage m’avait troublé et ne cesse de me hanter depuis lors. J’en avais parlé avec des confrères de l’époque, de la Presse et du Montreal Star, et l’histoire les intéressait, mais encore fallait-il avoir des preuves que le premier ministre avait été assassiné. Ce qu’il n’a jamais été possible d’obtenir.

Toujours hanté par cette affaire, j’y suis revenu il y a quelques années, en faisant des demandes d’accès à l’information dans tous les bureaux du coroner pouvant être impliqués, tant à la morgue qu’aux Archives nationales qui, m’a-t-on appris, conserve précieusement tous ces documents sur nos anciens premiers ministres, dont les rapports d’autopsie. Je demandais sans succès si des analyses toxicologiques avaient été effectuées et, inlassablement, on me répondait qu’il n’y avait aucun document à cet effet.

Des amis ont demandé aux fils du premier ministre Johnson, qui ont fait savoir que cette histoire était classée depuis belle lurette et qu’ils ne voulaient pas en parler. C’est alors que je me suis souvenu que, lorsque Johnson père était allé se reposer à Hawaï, à la suite de la rédaction de son livre-choc, le tout-puissant Paul Desmarais était allé le retrouver et lui avait dit de ne pas s’en faire, qu’il veillerait à l’éducation et à la prospérité de ses fils, tout en l’exhortant fortement d’oublier cette idée d’indépendance du Québec.

(...) J’ai aussi demandé au biographe officiel de Daniel Johnson, le journaliste Pierre Godin, qui a fait des recherches exhaustives pour la rédaction de son livre, s’il avait jamais vu un rapport d’autopsie ou d’analyse toxicologiques. Il m’a dit n’en avoir pas vu, croyant qu’un médecin (complaisant ?) avait tout simplement signé le certificat de décès avant les funérailles et l’inhumation.

J’ai aussi demandé à un autre proche de Daniel Johnson, l’ancien député Antonio Flamand, ce qu’il en sait et il m’a affirmé qu’il a toujours pensé que le décès de M. Johnson était louche. Et dernièrement, j’ai aussi saisi l’ancien ministre des Affaires culturelles, Denis Vaugeois, du dossier. Il semble s’y intéresser de près, car tout ce qui touche Daniel Johnson le passionne.

Or, la loi stipule bien que, sur le corps de toute personne qui décède hors de son domicile ou d’un établissement hospitalier, une autopsie doit être pratiquée. Pourquoi, si jamais on en a pratiqué une sur la dépouille de l"ami québécois de de Gaulle, la cache-t-on depuis près de 50 ans ? Je crois pour ma part qu’elle n’existe pas et qu’on a expédié le corps vite fait au cimetière afin qu’il disparaisse avec ses idées de souveraineté dans les limbes de l’histoire.

(...) Quand on connaît les méthodes des services secrets à travers le monde (les nôtres travaillaient main dans la main avec la CIA), il ne serait donc pas surprenant que pour sauver le Canada, on ait décidé en haut lieu de mettre fin aux jours du grand trouble-fête Johnson, celui-là même qui avait osé offrir à Pierre Bourgault, du RIN (Rassemblement pour l’indépendance nationale) de se joindre à lui pour libérer le Québec.

L’Histoire jugera et j’espère que d’autres témoins se manifesteront à la suite de cette publication qui, je l’espère, saura ébranler les colonnes du temple.

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3 commentaires:

Etienne a dit…

Prof, as-tu lu la constellation du linx de Hamelin? C,est le fruit d'une réelle enquête sur la crise d'octobre.

Prof Solitaire a dit…

Ça manque à ma culture... tu l'as lu?

BLACKTORUS a dit…

Pour ma part je crois fortement à une conspiration sur l'avenir du Québec dicté par les riches
Un exemple :le seul partie qui pourrait faire du Québec une nation est aussi le seul à s'être fait attaqué Daniel Johnson ?? Mais l'attaque à l'assemblée nationale par un militaire (supposé irresponsable de ces acts) ensuite le cas de Pauline Marois alors qu'elle avait gagné et autre chose qui est tout aussi troublant la démission de P.K.Peladeau qui était peut-être beaucoup trop populaire aux yeux de certains qui essayaient sans succès de le discréditer
Ceux qui ne sont pas pour le Canada sont toujours ciblés