30 juillet 2017

En France, des femmes se rebellent contre les féministes d'extrême gauche

Et leurs propos rejoignent ceux que j'ai tenus à plusieurs reprises sur ce blogue.

C'est beau à voir.

Extraits de la lettre ouverte publiée dans Le Figaro:

Les femmes sont nombreuses, plurielles, diverses. Nous sommes 52% de la population française. Nous sommes des femmes, des mères, des épouses, des filles, des professionnelles. Nous sommes de toutes les catégories sociales. De toutes les couleurs. De toutes les obédiences.

(...) Nous sommes de gauche, du PS, écologistes, de droite constructive, des Républicains, du centre, d'En Marche ou non politisées. Nous sommes présidentes d'associations, de réseaux, expertes, ou simplement des citoyennes concernées.

Nous sommes des femmes et nous avons des opinions à exprimer, comme nous diverses, plurielles, variées.

Pourtant, depuis des années, le débat public sur le féminisme est confisqué par une frange militante d'extrême gauche.

(...) Nous demandons solennellement à la presse de cesser de parler «des féministes» ou pire «des femmes» en mentionnant des actions politisées et instrumentalisées, montées à seule fin d'exister dans un débat public difficile.

Nous refusons d'être instrumentalisées par les porte-parole d'Osez le féminisme dont le biais est totalement politisé, dont l'unique moteur est la visibilité médiatique par la contestation permanente.
Moteur qui en soi n'est pas condamnable, si elle s'exprimait honnêtement, sans prétendre parler pour toutes les femmes, ou pour toutes les féministes.

(...) Nous demandons à «Osez le féminisme», omniprésent sur les réseaux sociaux, de parler pour ce qu'elles représentent: leurs adhérentes. Pas les autres. Pas nous.



2 commentaires:

Elodie Vernont a dit…

J'ai toujours trouvé que les femmes en France n'allaient pas assez loin dans leurs revendications... notamment dans le monde du travail où elles occupent des postes nettement inférieurs aux hommes pour le même diplôme. On est alors à 100 lieux du Canada. D'ailleurs mon immigration au Québec était due en partie au fait que je voulais davantage de débouchés professionnels (et ça a marché!). Les groupes comme Osez le féminisme sont politisés, certes, mais si on avait pas eu des Simone de Beauvoir ou Gisèle Halimi ou toutes ces femmes politisées, les droits des femmes ne seraient pas grand chose.
Aujourd'hui, j'ai reculé. Maman d'un petit garçon (vous connaissez mon histoire), mon fils a été bafoué dans ses droits les plus élémentaires par des femmes enseignantes qui n'avaient qu'un seul but l'humiliation parce que mon fils était un petit garçon (avec un soupçon de xénophobie). L'égalité entre hommes et femmes oui, mais pas la suprématie de ces dingues féministes qu'on rencontre chez certaines profs femmes. Ma consolation, c'est d'avoir rencontré d'anciens profs dans des groupes d'écoles maison côté Québec ou des gens formidables qui comme moi défendent leurs enfants et son bien-être face à des broyeuses de garçons ou des rouleaux-compresseurs. Je crois qu'il faut de tout pour faire un monde et que les mères un jour s'organiseront au Québec pour défendre leurs fils. Je n'ai jamais vu aucune province ou pays où les parents ont si peu droit à la parole. Vous serez en désaccord probablement parce que vous êtes profs.

Prof Solitaire a dit…

Merci de ce commentaire. Élodie.

Mon opinion à propos du rôle des parents dans nos écoles risque de vous surprendre... mais je ne saurais le résumer en seulement quelques lignes. Il faudrait que je me décide à en faire un billet...