27 février 2018

Venezuela: la descente aux enfers d'une utopie socialiste

Dans ce vidéo, Sargon fait le bilan des récents événements au Venezuela et des conséquences dramatiques des politiques socialistes qui y ont été mises en place.

On écoute ça et on est en droit de se demander si le socialisme n'est pas une idéologie liberticide qui est inévitablement destinée à mener à la dictature.





5 commentaires:

PJ a dit...

À gauche ou à droite, le problème du Vénézuela, c'est surtout le mal hollandais. Chavez a été élu à l'époque parce que le gouvernement était corrompu et favorisait outrageusement les compagnies pétrolières, ce qui a causé la gronde populaire. La réforme socialiste s'est fiée uniquement à l'industrie pétrolière elle aussi, ce qui ramène à la corruption et, avec l'effondrement du prix du pétrole, la crise perpétuelle depuis. À gauche ou à droite, démocratique ou non, un gouvernement fonctionne bien quand il le fait pour le peuple et non pour lui-même ou ses proches alliés.

PJ a dit...

Oups, mauvais lien copié-collé ci-dessus. L'article sur Wikipedia sur le mal hollandais.

Prof Solitaire a dit...

Excellent argument PJ, effectivement c'est un problème majeur et probablement celui qui est à la source de ce déclin. Mais les politiques socialistes du gouvernement n'ont fait qu'exacerber le problème. Dans un système capitaliste, on peut s'attendre à ce que l'équilibre se corrige éventuellement par lui-même: la valeur de la devise augmente ce qui réduit le rythme des exportations de matière première, ce qui fait redescendre la valeur de la devise et ce qui favorise le secteur manufacturier. C'est un peu ce qui s'est produit en Alberta récemment. Mais le gouvernement socialiste court-circuite ce processus et exacerbe la crise principalement pour des raisons idéologiques, mais également par incompétence. À mon humble avis. Et précisons que je ne suis pas économiste.

PJ a dit...

Il y a la théorie et il y a la pratique. En théorie, la main du marché corrige les choses. En pratique, les entreprises ne veulent pas du gouvernement quand tout va bien, mais demande des subventions quand ça ne va pas bien. Ou évite les taxes et impôts de mille-et-une façons même quand ça va bien, avec l'aval du gouvernement comme on le voit en ce moment avec Trudeau et les Netflix, Facebook et Google de ce monde. Alors, quand la main du marché est aussi impotente qu'invisible, le peuple tôt ou tard change la donne via les moyens démocratiques existants en y allant d'une vague populiste, de gauche ou de droite selon la situation et les candidats. Quand le peuple n'a pas les outils démocratiques, éventuellement il se révolte, et le succès de la révolte dépend du soutien interne ou externe du gouvernement. Ça n'arrange pas souvent les choses pour le mieux, et, si ça s'améliore temporairement, le naturel revient souvent au galop. C'est le cas au Vénézuela. En théorie, un gouvernement socialiste travaille pour le peuple, en pratique il est tout aussi corruptible que n'importe quel autre gouvernement. Et ceux qui prônent l'efficacité du marché par rapport à la bureaucratie gouvernementale ne comprennent rien à la bureaucratie qui s'empare de toute organisation de taille suffisante créant une complexité qui finit par accaparer la tâche au détriment du but initial. Et ceux qui dirigent n'ont aucun intérêt à changer les choses, parce que le système profite à eux.

De mon bord, je rêve de l'utopie de Star Trek: The Next Generation tout en profitant au maximum du système en place, parce que, personnellement, if you can't beat 'em, join 'em comme ils disent. Si mes impôts vont dans la poche de corrompus, aussi bien me les réduire. Tout ça pour dire que je suis probablement centriste.

Prof Solitaire a dit...

Il faut bien admettre qu'une économie socialiste florissante, ça n'a jamais existé...