17 avril 2021

"La gauche se suicide sous nos yeux"

C'est du moins l'hypothèse qu'émet Facal dans cet article.

On peut toujours espérer. Mais qu'elle court à sa propre perte ou pas, je crains les dommages durables qui seront faits. De plus, plus on pousse loin à gauche, plus l'éventuel ressac risque d'être radical et une montée fulgurante de l'extrême-droite ne serait pas souhaitable non plus...


Valérie Plante et sa secte d’illuminés songent à désarmer une partie de la police.

Ils voulaient en débattre si sérieusement qu’ils ont demandé aux journalistes de quitter les lieux afin de créer un « espace de discussion sécuritaire ».

Richard Martineau nous apprenait que des fonctionnaires fédéraux sont obligés de suivre une formation où on leur « enseigne » que l’objectivité est un exemple de « suprématie blanche ».

Réunis en congrès, des militants du NPD voulaient sérieusement abolir l’armée et ajouter un symbole autochtone sur le drapeau canadien.

Jagmeet Singh expliquait que ses ouailles cherchaient à se démarquer des libéraux.

Chez Québec solidaire, le « Collectif antiraciste décolonial » applaudissait aux propos du professeur Amir Attaran, pour qui le Québec est gouverné par des « suprémacistes blancs » qui se livreraient à du « lynchage médical » sur les minorités.

Je pourrais continuer.

George Orwell écrivait : « Il y a des choses si stupides que seuls les intellectuels peuvent y croire ».

Certes, il est troublant de voir des institutions adopter subitement des pratiques qui ne recueillent pas 3% d’appui dans la population.

Mais je ne crois pas une minute qu’une personne sensée de 40 ou 50 ans, qui n’est pas déjà convaincue, va soudainement se mettre à croire ces niaiseries.

Le vrai danger est l’effet à long terme sur les enfants qui, à l’école, pendant des années, seront soumis à ce lavage de cerveau.

Bref, la gauche devient folle, ou plutôt, c’est la frange folle qui devient dominante.

Rien d’étonnant à ce que, selon un récent sondage de la CEVIPOF, le nombre de gens qui se disent de gauche n’a jamais été aussi bas en France, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Italie.

Le phénomène balaie tout l’Occident. Chinois, Russes et islamistes sont morts de rire.

Comment cela est-il possible ? Comment des idées aussi grotesques peuvent-elles avoir le vent dans les voiles ?

Il y a bien sûr l’apathie de la majorité, le carriérisme de ceux qui trouvent un filon payant dans ces folies, l’ignorance des jeunes journalistes qui font des infopubs complaisantes à ces délires vertueux, etc.

Mais la cause fondamentale prend des allures de paradoxe : si la gauche devient folle, c’est qu’elle est victime de son succès.

(...)

Forcément, quand on a triomphé sur l’essentiel et qu’on se cherche de nouveaux combats, il reste les toilettes transgenres, l’orthographe « inclusive » et le déboulonnage des statues.




Twin Peaks

Je suis en train de regarder la télé-série Twin Peaks.

Oui, oui, pour la première fois. Je sais, je sais. Mais vaut mieux tard que jamais, non?

J'ai beaucoup aimé la première saison. Mais je dois vous avouer que la seconde, que je suis en train de regarder, est beaucoup moins bonne. Une fois que l'assassinat de Laura Palmer est résolu, l'intérêt et la qualité de cette série chutent brutalement.

Mais tout de même... quelle expérience déroutante!

Voici un vidéo intéressant qui tente d'expliquer le phénomène dans son contexte historique:

 

 

L'importance du "canon"

Magnifique plaidoyer du Critical Drinker:




Les Meufs à poil

 


J'en avais parlé dans un précédent billet, mais comme les liens ne fonctionnaient pas, je l'ai retiré. Puisque je viens de retrouver quelques épisodes sur DailyMotion, je remets donc ça.

Cette série absolument hilarante, écrite et réalisée par Norman Jangot et Victor Druillet, raconte les péripéties d'un type qui voit à travers les vêtements de certaines femmes, ce qui le plonge bien évidemment dans des situations rocambolesques. Vraiment très, très drôle.

Malheureusement, il semblerait que certains épisodes soient disparus de la plateforme, mais il en reste quelques-uns. Allez vous bidonner avant qu'ils ne disparaissent complètement...

Cliquez ici pour les visionner.



NESTOR

Je n'avais jamais entendu parler de cette bande dessinée intitulée Nestor (inspiré du personnage de Claude Blanchard) qui a été publiée sur une base hebdomadaire dans PHOTO-JOURNAL en 1971.



Amnistie internationale est un organisme perdu...

Il fut une époque où je soutenais Amnistie internationale.

J'ai même participé à plusieurs de leurs campagnes avec mes élèves au cour des années.

Plus maintenant.

C'était parfaitement prévisible, mais il ne s'agit plus que d'un organisme peuplé de fanatiques d'extrême-gauche et d'idéologues timbrés.

Comme le démontre ce texte publié (à ma grande surprise) dans les pages de La Presse:


Amnistie internationale, section Canada francophone, est l’un des groupes contestant la validité de la Loi sur la laïcité de l’État (loi 21) en Cour supérieure et pour laquelle un jugement est imminent. Dans son rapport 2020-2021 sur la situation des droits de la personne dans le monde, Amnistie internationale rappelle ses « inquiétudes en termes d’égalité des genres, de discrimination, de liberté de culte et de liberté d’expression » à l’égard de la loi 21. Permettez-nous de répondre à chacune de ces préoccupations.

ÉGALITÉ DES « GENRES »

La loi 21 s’applique à tous de la même façon, autant aux femmes qu’aux hommes. Si certaines personnes ne se sentent pas libres de retirer leurs signes religieux en raison d’obligations religieuses, si certaines femmes considèrent que leur religion leur impose de se couvrir les cheveux en présence d’un homme, alors c’est la religion qu’elles invoquent qui est discriminatoire, et non pas la loi 21.

Partout dans le monde, la promotion de la laïcité et de la citoyenneté fait partie des stratégies féministes pour contrer les fondamentalismes religieux. Toutes les activistes des droits des femmes de l’Amérique latine, sans aucune exception, et la très grande majorité des activistes d’Europe occidentale ont nommé la protection ou la promotion de la laïcité dans les politiques publiques et les institutions de l’État comme la mesure la plus urgente à instaurer pour prévenir le renforcement des fondamentalismes religieux. Autrement dit, la laïcité de l’État permet de promouvoir l’égalité entre les sexes.

Il est ainsi particulièrement odieux de voir Amnistie internationale défendre avec autant de vigueur les signes religieux qui contribuent à l’infériorisation de la femme et, en même temps, invoquer l’égalité entre les sexes pour tenter d’invalider la loi 21.


DISCRIMINATION

À l’instar des autres groupes contestant la loi 21, Amnistie internationale a fait valoir qu’elle serait discriminante et incarnerait le « racisme » des Québécois. Comment cet organisme peut-il ignorer ainsi les citoyens, parents et associations de culture musulmane ayant appuyé le projet de loi 21 en commission parlementaire ? Ce sont également des parents de culture musulmane qui se sont levés pour défendre la laïcité de l’État en Cour supérieure.

En effet, le Mouvement laïque québécois (MLQ) et le groupe Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec) ont déposé sept déclarations sous serment de parents réclamant le maintien de la loi 21 pour la liberté de conscience de leurs enfants et pour le respect de l’égalité entre les femmes et les hommes dans les écoles. Cinq d’entre eux étaient des parents de culture musulmane s’opposant au port de signes religieux par le corps enseignant des écoles publiques, et plus particulièrement du hijab, signe d’infériorisation des femmes. Ils s’opposent à ce que leurs enfants soient exposés à la transmission de valeurs contraires à leurs convictions profondes et au principe d’égalité entre les femmes et les hommes. Ils ne veulent pas que leurs filles apprennent, de façon implicite ou explicite, qu’elles doivent se couvrir pour être modestes et pudiques ou que leurs garçons aient cette vision de leurs sœurs et soient perçus comme des prédateurs sexuels en devenir. Leurs témoignages puissants s’ajoutent à ceux diffusés dans les médias par des néo-Québécois venus au Québec pour sa laïcité.

L’interdiction du port de signes religieux par les enseignantes et les enseignants à l’école permet à l’État d’avoir une approche universaliste des droits de la personne en misant sur ce qui est commun à tous plutôt que sur les particularismes religieux qui divisent. La séparation de l’État et des religions, la neutralité religieuse de l’État, l’égalité de tous les citoyens et citoyennes et la liberté de conscience et la liberté de religion, voilà les quatre principes de base de la loi 21 qui favorisent un meilleur vivre-ensemble.

LIBERTÉ DE CULTE ET LIBERTÉ D’EXPRESSION

Rappelons que la loi 21 interdit le port de signes religieux à un nombre très restreint de fonctionnaires de l’État, soit ceux en position d’autorité. Ces employés de l’État ont un devoir de réserve concernant l’« affichage » de leurs convictions religieuses dans le cadre de leur travail pour refléter la neutralité de l’État.

En s’attaquant à la loi 21, Amnistie internationale semble surtout se soucier de la liberté d’expression de la religion des enseignantes et enseignants sur leur lieu de travail, mais aucunement de la liberté de conscience des élèves, captifs toute la journée, et durant toute l’année scolaire, d’un ou d’une enseignante qui affiche ses préférences religieuses.

D’ailleurs, plusieurs témoins contestant la Loi en Cour supérieure affirmaient que leurs signes religieux servaient également à exprimer des valeurs ou à envoyer un message à leur entourage. Lorsqu’elles réclament le droit de porter ses signes religieux à l’école publique, ces personnes réclament en fait de pouvoir continuer à transmettre des valeurs et des messages spécifiques. Lorsqu’il s’agit de valeurs religieuses, cela s’appelle du prosélytisme.

Amnistie internationale semble voir la loi 21 à travers le prisme des droits individuels. Or, la liberté des uns s’arrête là où commence la liberté des autres. La loi 21 permet d’accueillir et de respecter la diversité par la prestation de services neutres, exempts d’influence religieuse active ou passive, pour le respect de la liberté de conscience des élèves et des citoyens en relation avec des employés de l’État en position d’autorité. Elle favorise le mieux vivre ensemble dans une société multiethnique comme le Québec.




Le mélodrame misandre de la semaine

Soupçonné d'être un "pédophile" parce que je suis un homme qui travaille auprès d'enfants...

La routine habituelle, quoi...

Je suis tellement écoeuré que je n'ai même plus le goût de le raconter.

Je vais simplement partager avec vous le compte-rendu envoyé à mon directeur.

Et vous dire qu'après avoir contacté les parents de l'élève en question et quelques nuits blanches, tout semble être réglé. 

À moins que cette rumeur insipide continue à circuler et à enfler avec du bouche à oreille, ce qui n'est jamais impossible et qui échappe totalement à mon contrôle.

En d'autres termes, je suis dans une telle position de vulnérabilité que ma réputation, ma carrière et ma vie sont totalement à la merci de la première personne malveillante qui choisira de se servir d'une quelconque fausse rumeur diffamante pour complètement m'anéantir et me jeter à la rue.

Mais je ne suis qu'un homme blanc, après tout, alors ça n'a aucune importance. Un de plus ou de moins, nous ne sommes qu'une bande de salopards, de toute façon.

Et après ça, on viendra se gratter la tête et se demander pourquoi diable il n'y a pas davantage d'hommes qui travaillent dans nos écoles primaires. 

 

*******


Bonsoir XXXXX,


Je t'écris pour t'informer d'une situation qui s'est produite aujourd'hui. J'espère que cette histoire est close, mais s'il y a d'autres échos, tu seras au moins au courant de ce qui s'est passé et tu ne tomberas pas des nues.


En avant-midi, deux de mes élèves (X et Y) ont demandé à me parler dans le corridor. Elles voulaient me parler d'une autre de mes élèves, Z.


X m'a dit que la veille (hier), Z lui avait dit que j'étais un pédophile. Elle aurait fait cette remarque après qu'une élève m'ait dit qu'elle s'était fait mal au dos, suite à quoi je lui ai touché le dos. Y, elle, m'a dit que le même jour, une élève d'une autre classe l'avait approchée près des supports à vélo et lui aurait demandé: "Est-ce que c'est vrai que ton prof dit des choses pédophiles?" Y était choquée de cette question, elle lui a répondu non et lui a demandé qui lui avait raconté une chose pareille. Réponse: Z. Les deux filles m'ont dit qu'elles n'appréciaient pas de tels propos à mon égard et que c'est pour cette raison qu'elles tenaient à me le dire.


Une rencontre avec Z s'imposait et comme je ne souhaitais pas me retrouver seul avec elle dans ces circonstances, j'ai demandé à (une TES) d'être présente afin d'avoir un témoin.


Nous avons donc rencontré Z en après-midi dans le local de musique. Je lui ai d'abord demandé de me dire quelle était la définition du mot pédophile. Elle a répondu que c'était une personne qui kidnappe des enfants. Comme sa compréhension semblait pour le moins lacunaire, je lui ai alors expliqué ce qu'est réellement un pédophile en mettant l'emphase sur la gravité et de l'illégalité de tels gestes.


Je lui ai ensuite demandé si elle trouvait que c'était une bonne idée de raconter des rumeurs aussi graves dans le dos d'une personne. Elle a nié l'avoir fait et s'est mise à pleurer. Je lui ai expliqué que deux personnes distinctes m'avaient raconté deux événements distincts, ce qui donne beaucoup de crédibilité à leurs témoignages.


Je lui ai demandé si elle avait peut-être tenu des propos sur mon compte qui auraient pu être mal interprétés par ses interlocutrices. Elle a répondu par l'affirmative. Je lui ai alors expliqué qu'elle devait être très prudente lorsqu'elle s'exprimait parce que cela peut avoir de très graves conséquences. Je lui ai demandé d'éclaircir la situation avec les gens concernés et de leur dire clairement qu'ils l'ont mal comprise et qu'elle ne considère pas que je suis un pédophile. Je lui ai expliqué que c'était un geste réparateur approprié.


Je lui ai ensuite expliqué que je n'étais pas en colère, que je ne lui en voulais pas, que je lui donnais le bénéfice du doute, mais que cela ne devait absolument pas se produire à nouveau. (TES) lui a expliqué que si elle a des inquiétudes ou des questionnements, elle peut aller s'adresser à elle ou à un adulte de confiance, mais pas de tenir des propos aussi exagérés et graves auprès de ses petites amies.


Je lui ai dit que je n'avais pas de rancoeur, qu'elle est une élève que j'apprécie et que je considérais cet incident clos. Et je l'ai avertie que maintenant qu'elle comprenait la gravité de tels propos, que si cela se produisait à nouveau, je ne serais pas aussi magnanime et que nous réglerions cette situation dans le bureau de la direction.
 

Alors voilà, XXXXX, maintenant tu es au courant. Dans l'espoir qu'il n'y ait pas de suite à ce malheureux épisode et que ce courriel ne soit qu'une précaution qui s'avérera inutile.


Merci et bonne soirée.



12 avril 2021

Les écoles philosophiques


Première partie: "How to be a stoic" de Massimo Pigliucci
 
Deuxième partie: La discipline du désir


Quatrième partie: Aux sources de la moralité

Cinquième partie: Jouer au ballon avec Socrate

Sixième partie: Le stoïcisme et le divin

Septième partie: La discipline de l'action

Huitième partie: Faire le mal

Neuvième partie: L'importance des modèles


Onzième partie: Mort et suicide


Treizième partie: Amour et amitié
 
Quatorzième partie: Exercices pratiques

Dans son dernier chapitre, Pigliucci nous offre un portrait général et simplifié des écoles de philosophie hellénistes afin de bien faire comprendre où se situe l’école stoïcienne et également pour permettre au lecteur d’identifier laquelle de ces écoles correspond le mieux à ses valeurs.

Si l’éthique moderne se soucie essentiellement de discerner les bonnes actions des mauvaises, les philosophes de l’Antiquité s’intéressaient plutôt à une question beaucoup plus large : Comment vivre une bonne vie?

Pour eux, il s’agissait là de l’entreprise la plus importante que puisse poursuivre un être humain.

La définition de la bonne vie ou de l’eudaimonia (la vie florissante, la béatitude ou l’épanouissement) diffère d’une école philosophique à l’autre.

Pigliucci nous offre cet « arbre généalogique » simplifié des principales écoles philosophiques qui mettaient l’emphase sur la poursuite de l’eudaimonia. 

 


 

SOCRATISME : Pour Socrate, la sagesse représente le Bien absolu, la seule chose qui soit toujours bonne puisqu’elle est nécessaire à notre prospérité dans tous les autres domaines. Il considère que notre impératif moral est d’examiner notre vie et la raison notre meilleur guide dans cet examen. L’Eudaimonia, selon lui, consiste à bien agir. Le Mal est le résultat de l’ignorance ou de l’amathia.

PLATONISME (l’Académie) : Platon maintient plusieurs aspects de la philosophie de Socrate, mais y ajoute plusieurs notions métaphysiques. Un bon exemple est sa fameuse théorie des formes selon laquelle les concepts, notions, ou idées abstraites, existent réellement, sont immuables et universels et forment les modèles (archétypes) des choses et formes que nous percevons avec nos organes sensoriels. Il a éventuellement subordonné l’épanouissement personnel aux besoins de la société.

ARISTOTÉLISME (l’école péripatéticienne, le Lycée) : Pour Aristote, l’objectif est également d’atteindre l’Eudaimonia à travers la pratique des vertus (il en identifie douze). Selon lui, la fonction des humains est de raisonner et c’est ainsi qu’ils peuvent atteindre l’Eudaimonia. Toutefois, nous avons également besoin de bienfaits externes tels qu’une famille et une société qui nous soutient, une certaine éducation, la santé, la richesse et même une belle apparence. La distinction est cruciale : atteindre l’Eudaimonia n’est donc pas entièrement sous le contrôle de l’agent, la chance de posséder des circonstances favorables est également nécessaire.

CYRÉNAÏSME : Aristippe de Cyrène fut le premier des disciples de Socrate à accepter d’être payé pour ses services, ce qui est fort révélateur. Pour lui, l’objectif premier de la vie n’est pas le bonheur à long terme, mais plutôt le plaisir du moment. Selon lui, il convient d’être vertueux, mais cela s’inscrit dans une quête du plaisir. Mais ce n’est pas simplement d’une philosophie de « drogue, sexe et rock n’roll » dont il est question ici, mais plutôt d’un hédonisme éclairé. Comme le disait Aristippe : « Je possède, mais je ne suis pas possédé. » Le contrôle de soi était important afin de maintenir la bonne humeur en tentant de tirer avantage de toute situation.

ÉPICURISME (l’école du Jardin) : Épicure considérait également que le but de la vie était de maximiser les plaisirs et surtout de réduire les souffrances. Mais son approche était plus sophistiquée que celle des Cyrénaïques. Par exemple, il valorise les plaisirs intellectuels et les considère supérieurs aux plaisirs physiques. Pour lui, le bonheur n’était pas seulement dans les plaisirs du moment mais plutôt dans un processus à très long terme. Il s’agissait de se libérer de ses préjugés (surtout religieux), de maîtriser ses désirs, de vivre modestement et de cultiver l’amitié. Les Épicuriens prêchaient le retrait de la vie sociale et politique qui sont plus susceptibles d’amener souffrance que plaisir.

CYNISME : Pour Antisthène, le fondateur de cette école, la sagesse pratique est non seulement nécessaire pour atteindre l’Eudaimonia, elle est parfaitement suffisante. C’est pour cela que les Cyniques ont poussé le mode de vie frugal de la vie socratique à son extrême. Plusieurs Stoïciens admiraient les Cyniques.

STOÏCISME : Cette école est une forme de compromis entre l’Aristotélisme et le Cynisme, tout en rejetant totalement l’Épicurisme. Comme les Cyniques, ils étaient d’accord sur le fait que la vertu est nécessaire et suffisante pour atteindre le bonheur, mais comme les Péripatéticiens, ils reconnaissaient l’existence des bonheurs externes. Ils les classifièrent comme des indifférences à favoriser ou à éviter, selon qu’elles compromettent notre intégrité ou pas.

Lorsqu’on prend le temps d’observer cela, on remarque une belle progression conceptuelle et des ramifications à partir d’un point de départ commun.

 

11 avril 2021

The Heart of Batman

Excellent documentaire à propos de l'exceptionnelle série d'animation qui demeure ma préférée: